La découverte

Le problème de l’humanité en ce milieu de 22ème siècle, c’est qu’elle courait de plus en plus vite à sa perte. Elle avait gâché ses ressources naturelles restantes en un temps record, moins de deux siècles ! Presque plus de pétrole, l’eau pure quasiment introuvable, les étés partout trop chauds, les hivers trop froids, les pluies toutes acides et toxiques ou encore la difficulté de produire de l’électricité. Seule une fantastique découverte pouvait sauver les hommes. Toutes les hypothèses étaient retenues, même les plus saugrenues comme par exemple, une nouvelle et puissante énergie sortie de nulle part ou encore une énorme source d’eau potable au centre de la Terre…

L’avenir de l’humanité se trouvait plus que jamais entre les mains des scientifiques.

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La petite fille

Une histoire qui fait peur ? Une histoire de nuits noires, d’ombres sous son lit, de sorcières, de tueurs en séries, de monstres sanguinaires ? Pourquoi voulez-vous une histoire qui fait peur ? Quel effet la peur a-t-elle sur vous ? Paradoxalement, les histoires qui font peur rassurent. En les écoutant vous savez que vous ne risquez rien. Et en plus vous apprenez comment réagir si l’histoire devient réalité. Identifier la peur c’est déjà la vaincre un peu. La peur c’est toujours l’inconnu. Toujours.

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Pourquoi nous avons tué notre mère

Dhara était face à la fenêtre, son pâle visage éclairé par les étoiles. Celles-ci brillaient plus que d’habitude cette nuit. Cette nuit désormais éternelle.

Elle est morte…

Dhara se tenait debout, dans une robe de deuil qui coulait sur le sol, se confondant avec l’obscurité de la grande salle. Son corps semblait sortir des ténèbres, tel un ange noir émergeant de l’Enfer. Son regard gris se perdait dans l’infini. La pensée qui tournoyait en elle semblait se répercuter en d’innombrables échos sur les vieux murs et les tableaux du manoir.

Elle est morte…

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Le promeneur et la forêt

Il était un homme qui aimait se promener dans la nature. Il habitait à la campagne et dans toutes les directions s’étendaient des champs. Il aimait arpenter les routes, longer les sols labourées, se perdre dans les sentiers traversant les tournesols, écouter le chant des sauterelles dans le colza, sentir l’odeur de la boue, regarder le vent batifoler dans les mers de blés, frissonner sous la brise. Parfois il croisait l’ombre d’un bosquet, quelques arbres esseulés, mais jamais de forêt. Depuis sa naissance il ne s’était émerveillé que devant les grands champs s’étendant à perte de vue, mais fourmillant de tant de détails et de détours insolites qu’il ne s’était jamais ennuyé.

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La voile et la rame

Il existe au bord de la mer, un endroit magnifique. Peu d’hommes le connaissent, et aucun ne le foule, de peur d’offenser la houle, en laissant ses traces. Une immense plage de sable doré et de limon argenté s’étend ici. D’un coté, elle est mangée par l’eau salée, de l’autre, elle se heurte à une haute falaise. Au sommet de celle-ci l’herbe est jaune et sèche, car battue par un vent marin revêche. Quand le soleil se couche, le paysage rougeoie, car tout reflète l’astre : l’eau dédouble le disque rouge, les dépôts marins mêlés au sable luit comme du sang, et l’ocre de la falaise vire au brun. L’horizon attirant se détache, et le doux ondoiement de l’eau accueille le soleil harassé. Que de rêveurs ce lieu a attiré, eux que le limon vermeil émerveille.

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Homme de pluie

Aujourd’hui, il pleut.

Aujourd’hui, elle est partie.

Les premiers mois où nous étions ensemble, ce fut une écrasante canicule. Elle était tellement belle. Son sourire chassait les nuages. Elle avait un don : quand elle riait, plus rien n’avait d’importance. Quand le ciel se couvrait, elle savait trouver les mots réconfortants. Je croyais qu’elle me comprenait.

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Celui qui écrit

La nuit avait pénétré l’air lui-même. Dans ce petit appartement sans fenêtre, on distinguait à grand peine le visage d’un homme. On ne devinait que son nez, la forme de sa bouche et le creux de ses yeux. Le reste n’était qu’une ombre immobile. Assis à son bureau, ses pensées tortueuses semblaient avoir saccagées la pièce. La chambre sombre était de toute évidence trop petite pour que quelqu’un puisse y vivre et pourtant, il y vivait. Des feuilles, des livres, des crayons, des draps et des cannettes de bière bon marché étaient présents un peu partout. Une armoire ouverte vomissait des vêtements, à moins que ce ne fussent des torchons. Les débris d’une lampe les accompagnaient. Ils scintilleraient si l’obscurité glacée ne les avaient pas enveloppés. Immobile, en silence, l’homme fixait un point au-delà de la réalité.

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